Les agriculteurs témoignent de l’intérêt d’une formation qu’ils ont suivie

 "Optimiser les facteurs de production et mieux utiliser les produits phytosanitaires" sont des objectifs qui rassemblent depuis quelques années un groupe d’agriculteurs de Haute-Saône, ayant la volonté d’améliorer le fonctionnement de leur sol grâce à du travail simplifié et à la mise en place de couverts. Des pratiques innovantes qui les conduisent à participer régulièrement à des formations financées par VIVEA. Cet hiver, ils ont suivi une formation de 3,5 jours conçue à leur demande par l’AFPASA.

La formation a commencé par une visite dans l’Yonne, sur l’exploitation de Stéphane Billotte. Céréalier en semis direct depuis 9 ans, il possède un semoir à dents de 12 m et mène plusieurs essais conduits en partenariat avec la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or (écartement et dose de semis, matières organiques, travail du sol sur colza, etc.). Les résultats technico-économiques de ce réseau d’essais ont été présentés aux stagiaires, suscitant beaucoup de réactions, car « comparé aux références locales, l’EBE est du simple au double ! ». Une journée de formation qui valait donc bien le déplacement. « On repart avec des références, on peut se projeter. C’est hyper intéressant ! ».

Le deuxième jour, « c’est l’école du vécu » qu’a partagée Thierry Tétu, enseignant-chercheur mais aussi agriculteur en Picardie, venu présenter ses résultats de recherche sur la compaction du sol. Ce « passionné » a apporté des connaissances théoriques permettant d’expliquer bon nombre d’observations de terrain … Il a aussi mis en lumière les facteurs de compaction à anticiper, comme sur sol limoneux. De nouvelles connaissances concrètes et utiles qui renforcent ces agriculteurs dans leurs pratiques. « Tout est en continuité de ce qu’on a appris dans nos formations précédentes. Tout se recoupe !».

Lors de la dernière demi-journée le 7 avril, les éleveurs ont témoigné sur les apports de la formation :

« Les formations ne nous coûtent pas cher et on en profite bien. Jusque-là je n’ai pas gagné plus d’argent mais en achat brut de produits phytos, j’ai largement diminué et il y a encore des choses à gratter sur nos parcelles ».

« Moi, depuis que je participe à des formations, je me suis remis en question sur l’élevage et j’ai trouvé un meilleur équilibre avec les cultures. Je suis plus autonome et réalise moins d’achat ».

« Une bonne formation, c’est que du bonheur ! C’est mieux que de lire TCS dans son coin. On avance et on n’est pas tout seul. Une formation de 2-3 jours tous les ans, c’est vraiment très bien… ! »

« Il est possible de travailler autrement et d’avoir du résultat, il existe des solutions pour une agriculture plus propre. On est acteur et on peut « tirer le frein sur les phytos ».

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17/5/2016