LA SECURISATION DES EXPLOITATIONS EN HAUTS DE FRANCE

Sécurisation des exploitations

Début octobre, VIVEA a réuni à Amiens un groupe de travail constitué de prestataires de formation des Hauts de France, pour travailler sur la sécurisation des exploitations agricoles par la gestion des risques.

Les participants (Unéal, Noriap, Chambre d’agriculture, Elvea, centre de gestion Cerfrance, institut de Genech, MSA, Initiatives Paysannes) ont évoqué et comparé leurs visions de la gestion des risques, et la façon dont ils abordent le sujet avec les exploitant(e)s qu’ils côtoient tous les jours. Ils étaient accompagnés par un expert en gestion des risques, Luc Boucher, du Cabinet Decid&Risk.

Les constats réalisés :

  • La gestion des risques est souvent perçue comme une approche négative de la gestion globale d’une entreprise et l’on oublie souvent les opportunités qu’elle apporte ;
  • Il convient de parler de prévention et de sécurisation plutôt que de gestion des risques, assez mal perçue par un public parfois fataliste face aux épreuves du quotidien ;
  • Il est plus pertinent de proposer au public une sensibilisation plutôt qu’une offre directement orientée sur la gestion des risques ;
  • Evoquer la sérénité, comme certains contrats d’assurances le font, a également été souligné pour « positiver » l’approche du sujet.

De nouveaux risques sont désormais abordés en formation : risques incendies, risques climatiques, plus rarement risques chimiques… Même si la demande reste très forte sur la sécurisation des revenus, le risque psycho-social, l’organisation du travail, la manipulation des animaux, mais aussi la surcharge administrative à laquelle les exploitant(e)s doivent faire face.

Des organismes ont rappelé l’importance d’accompagner le chef d’exploitation en prenant en compte sa maturité dans la gestion de son entreprise : lors de l’installation, ou après 3 ou 4 ans de gestion, les risques ne seront pas appréhendés de la même façon. Une identification précise des besoins est donc nécessaire inciter les chefs d’exploitation à se former sur ce thème. L’élaboration obligatoire du Document Unique d’Evaluation des Risques peut également être une occasion de proposer aux participants une action complémentaire sur un ou plusieurs risques identifiés.

A l’issue de cette réunion, les partenaires ont retenu quelques axes sur lesquels ils vont travailler dans les semaines à venir : « Comment donner l’envie de venir en formation », « le vocabulaire lié aux risques », « les nouveaux outils de communication »… Ils se réuniront de nouveau fin novembre pour avancer ensemble sur le sujet, et coconstruire une offre de formation qui permettra aux exploitant(e)s d’aborder la gestion des risques de manière plus préventive et plus sécurisante.

Lysiane BOUDENNE

Publié le 11/10/2019